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Publié le 20 Novembre 2020

© Virginie Ducoulombier, tous droits réservés

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Publié le 13 Février 2019

Enfin eu un rendez-vous à la caisse de retraite. (4 mois et demi que j'ai quitté mon job et suis sans nouvelle)
Couloirs vides, ascenseurs qui ne mènent nulle part. Je reste bloquée au 4ème étage, c'est tout noir, je panique, si ça se trouve, je vais arriver en retard à mon rendez-vous et il va me passer sous le nez, impossible d'amener l'ascenseur jusqu'au 5ème étage où siège la CNAV, je redescends au rez-de-chaussée, le cœur battant, et monte à pied jusqu'au 5ème. Je suis seule dans la cage d'escalier en béton, tout est silencieux, c'est flippant. J'arrive au palier du 5ème, haletante, bingo, c'est là.
Personne.
Si vous avez rendez-vous, appuyez sur le bouton. Je tente, rien. Je m'installe sur un siège préformé au milieu des panneaux indicateurs écrits en gros caractères, des parcours fléchés pour les contribuables handicapés que nous sommes ou devenons, 1, 2, 3, sonnez ici, insérez vos papiers là, c'est sécurisé, gérer vous-même votre espace en ligne (dans l'espace momentanément indisponible) Ouh la la! C'est à l'image de ce que je vis avec la CNAV depuis 8 mois et demi… Absence d'humain.
13h30 tapante, je sonne, décline mon identité, attend quelques secondes puis tout à coup, la porte blindée pivote. Deux guichets, deux dames dans un caisson vitré, m'indiquent, avec l'air de me dire "nous dérangez pas, on ne sait rien ", quelques chaises en plastique dans un coin vide.
Waaa ! La vue sur Garges les Gonesse !... J'admire. Puis m'assieds.
Je suis la seule et unique "appelée" dans ces cieux fortifiés, l'unique administrée à profiter de cet environnement gris et blanc totalement désert. Une aubaine. Ou un miracle. On pourrait croire que ces bureaux manquent de chaleur mais, non, les employés de la caisse de retraite, surbookés, débordés, bien sûr, les pauvres, ont fait au mieux pour égayer leur univers. Les traces de Noël sont encore là, sapin blanc aux reflets d'argent, maigres guirlandes chatoyantes disséminées sur quelques panneaux écrits en lettres capitales.
Je tends l'oreille sur les conversations d'un invisible peuple qui jacte dans les bureauxaux portes ouvertes.
Au bout de 20 minutes d'attente, une humaine déboule du bout du couloir, une jeune black souriante, habillée à la mode, qui marche, avenante, vers moi.
- Je vais m'occuper de vous.
- Ah c'est vous, alors !?
Je n'en crois pas mes oreilles. Je m'attendais à voir arriver une dame de plus de 50 ans, mal nourrie, boitillante, reconnue travailleur handicapé. Haha, les préjugés !
Elle me conduit dans son bureau.
- Excusez-moi pour l'attente.
- Oh, mais je vous en prie.
Je la joue fair-play. J'ai l'instinct de survie en milieu hostile.
Je lui déblatère le même lassant baratin que je sers à tout le monde depuis des mois…
- Oui, c'est ça, qu'elle me dit ! Je ne sais pas ce qui s'est passé avec votre dossier car il a été traité dans une autre agence… Je vais le reprendre. Mais je ne peux rien faire tant que nous n'avons pas la réponse de la Commission de Recours à L' Amiable que vous avez sollicitée… En tous les cas, s'il s'agit d'une erreur de notre part, on rétroagit...
Entretien: 15 minutes.
J'aurais rapidement une réponse…
M'a-t-elle assuré
Haha

 

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Rédigé par Virginie Ducoulombier

Publié dans #humeur

Publié le 29 Novembre 2016

35 ans le même gynéco, je vous le conseille pas!...
Serait temps que j'en change...
Et lui, serait temps qu'il prenne sa retraite!

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Rédigé par Virginie Ducoulombier

Publié dans #humeur

Publié le 15 Novembre 2015

Contractuelle depuis 30 ans à l’Education Nationale, je forme à la communication des demandeurs d’emploi adultes dans de nombreux collèges et lycées du Val d’Oise Est : Villiers le Bel, Garges les Gonesse, Sarcelles, Goussainville.

Les établissements scolaires où j’interviens sont de grands espaces vides de sens, déprimants, totalement désincarnés, des lieux d’attente que personne n’investit et où nul n’a envie de séjourner. Pas de place pour la poésie ni le plaisir des yeux. Des salles anonymes, des chaises inconfortables, des tables mal réparties dans l’espace.

Les jeunes sont enfermés derrière des barreaux. Déresponsabilisés. Aucun d’eux n’entre ni ne sort librement de l’école. Tout est moche dedans comme dehors. La banlieue, les immeubles, l’école.

Matin, midi et soir, devant toutes les écoles françaises, des agents communaux, des policiers, aident les gens, parents, enfants, à traverser sur les clous ! A traverser sur les clous ! Où placer la responsabilité individuelle, la responsabilité collective ?

Interdit d’apporter son casse-croûte à la cantine, lieu par excellence de socialisation et d’échanges. Beaucoup d’élèves rentrent chez eux pour manger seul devant la télé ou leur ordinateur.

Le gouvernement veut offrir une tablette à chaque élève français. Est-ce de cela dont ils ont besoin ?

Par contre, il y a rarement du papier dans les toilettes scolaires car, me dit-on, les élèves jouent avec.

Dans les classes, la moitié des élèves gardent leur sac en bandoulière et leur manteau sur leur dos. Ils n’ont pas envie de s’installer.

Dans les couloirs, en fin de journée, je suis plaquée au mur par la masse hurlante des jeunes dévalant les escaliers, pressés de retrouver la liberté que l’école ne leur enseigne pas.

Rien n’encourage les élèves et les professeurs à passer du temps à l’école.

La culture, le théâtre, le cinéma, la poésie, ce qui transcende véritablement l’homme, lui donne accès au divin, est absente de l’école et des cours. Qu’apprend-on en français ? A savourer les mots, à en percer le mystère ? A lire, tout haut, avec plaisir, de la poésie ou certains fabuleux passages d’auteurs, pour se laisser juste pénétrer par le sens des mots, seul, sans les explications, sans les décortications ennuyeuses et vaines des livres de classe ?…

Non. Pas de notion de plaisir entre les murs de l’école.

Depuis 4 ans, j’anime, dans un GRETA, à Goussainville, en zone dite sensible, un centre de ressources qui accueille des primo-arrivants, migrants, réfugiés, exclus du système, élèves décrocheurs, demandeurs d’emploi en cours de formation.

Au départ, ce centre de ressources était un lieu de passage où des adultes de 18 à 60 ans venaient, dans une salle impersonnelle, s’ennuyer, sac en bandoulière, manteau sur le dos, devant des ordinateurs allumés.

Petit à petit, avec ma bonne volonté et celle de mes collègues, de la créativité, du matériel de récupération, toutes sortes de livres glanés ici et là, de vieux fauteuils pour la lecture, des DVD achetés pour presque rien dans les brocantes, des dessins réalisés par des stagiaires handicapées lors d’ateliers d’expression, une vieille mappemonde, une organisation ergonomique de l’espace, beaucoup de liberté dans un cadre chaleureux que chacun apprend à respecter, pas mal de poésie, nous avons fabriqué un lieux à dimension humaine dans lequel toutes les cultures se retrouvent. C’est beau et il fait bon y vivre. Les gens viennent s’y former avec plaisir. Ils échangent, s’entraident, avancent à leur propre rythme, ils sont responsables de leurs apprentissages, respectés et respectueux. Ils apprennent à prendre soin du matériel, à ramasser ce qui traîne, à remettre leur chaise en place, à ne quitter les lieux que quand tout est propre et rangé.

Accueillir les collégiens et les lycéens dans des lieux agréables qu’ils pourront respecter (et il ne faut pas d'argent pour ça), poser autour d’eux un cadre ferme et sécurisant et les responsabiliser, voilà ce qu'il faut faire au lieu de pondre de nouvelles directives indigestes.

Les enseignants doivent quitter les sentiers battus de l’Education Nationale et des syndicats et s’emparer de l’école pour la faire vivre en y apportant de la poésie, de la liberté, du confort, de la participation. Ils doivent occuper l’école, l’investir, y rester pour corriger leurs copies et préparer leur cours ensemble, ils doivent inventer avec leurs collègues, d’autres façons d’enseigner leur matière et de partager un mieux vivre. Ils doivent révolutionner l’école, leur école. Les tablettes offertes par le gouvernement ne feront que creuser les écarts et isoler les jeunes si une vraie révolution n’est pas menée par les premiers acteurs de l’éducation: les enseignants.

La société change, les codes bougent, l’homme reste l’homme, avec ses fragilités, ses émotions, ses questions existentielles. Il a besoin de poésie. L’école peut lui offrir. La bienveillance s’apprend. Regarder l’autre. Le faire exister par son regard. Lui dire: tu existes, je te vois. Je t’écoute. Elève ta voix, parle, exprime-toi, chante, déclame ta poésie, éveille-moi.

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Rédigé par Virginie Ducoulombier

Publié dans #humeur

Publié le 1 Mars 2014

Mais plus faible aussi...

© Virginie Ducoulombier, tous droits réservés

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Rédigé par Virgile

Publié dans #humeur, #illustrations

Publié le 27 Février 2014

© Virginie Ducoulombier, tous droits réservés
© Virginie Ducoulombier, tous droits réservés

J’ai succombé à la tentation de cliquer sur les propositions d’ajout d’amis que Facebook m’a faites…

J’ai menti à Facebook !

Facebook m’a punie !

7 jours d’arrêt de demande d’amis !...

A 61 ans bientôt!...

Qui a dit : Tu ne succomberas point à la tentation ? Tu ne mentiras point ?

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Rédigé par Virgile

Publié dans #humeur, #illustrations

Publié le 2 Février 2006

Faut-il apprendre à se taire ?... JAMAIS

La liberté d’expression est en péril!… 

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Rédigé par Virginie Ducoulombier

Publié dans #humeur